Isolant en laine minérale

Quelle épaisseur de laine de roche pour votre isolation ?

Date de l’article
22/01/2024
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13 min de lecture
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Quelle épaisseur de laine de roche pour votre isol

La performance thermique d’un isolant en laine de roche serait-elle liée à son épaisseur ? En réalité, l’épaisseur ne donne pas la performance thermique sans qu’elle soit associée au lambda du produit choisi. Pour choisir un isolant, on se basera donc non pas sur l’épaisseur mais avant tout sur son lambda. Plus le lambda d’un isolant est faible, moins il y aura besoin d’épaisseur pour une résistance thermique visée. Suivez nos conseils pour bien faire votre choix.

La question que l’on devrait se poser serait : « Pourquoi ne faut-il pas seulement se baser sur l’épaisseur pour choisir son isolant ? ». En effet, trop souvent, par ignorance, on ne se base que sur l’épaisseur. Or, il n’existe pas UN produit universel en laine de roche pour toutes les applications du bâtiment mais DES produits aux caractéristiques techniques différentes selon leur destination dans le bâtiment. Et c’est la même problématique en Laine de verre : il n’existe pas UNE laine de verre mais DES laines de verre différentes dont les caractéristiques sont adaptées à l’ouvrage à réaliser.

Pourquoi la laine de roche est un bon isolant ?

C’est un matériau prisé des particuliers comme des professionnels pour des travaux d’isolation. Et pour cause : la laine de roche affiche de très bonnes performances thermiques, notamment grâce à sa structure fibreuse contenant de l'air immobile. Fabriquée à partir de pierres volcaniques de type basaltiques, sa conductivité thermique varie de 0,042 W/(m.k) à 0,033 W/(m.k) pour sa meilleure performance

Autre atout : son conditionnement peut prendre différentes formes. La laine de roche est disponible en rouleaux, en panneaux rigides, en coquilles ou encore en flocons (vrac). Elle possède, en conséquence, une grande polyvalence et peut s’adapter aux différentes surfaces à isoler (toitures, combles, planchers, cloisons, murs, tuyaux à calorifuger…). Attention toutefois à vérifier que les caractéristiques de la laine de roche choisie correspondent bien à l’ouvrage à réaliser car les caractéristiques varient en fonction de la destination des produits dans le bâtiment.

La laine de roche est également, tout comme la laine de verre, un bon isolant phonique permettant de limiter les nuisances sonores dans l’habitat. C’est également un matériau très résistant au feu qui entre dans la conception d’ouvrages de protection au feu des bâtiments. Elle n’alimente, ni ne propage les flammes en cas d’incendie. Enfin, elle est non hydrophile : en cas de mouillage accidentel partiel, il suffit de le laisser sécher naturellement, sans la manipuler, ni la comprimer. Elle retrouvera alors son épaisseur et avec elle, ses performances thermiques.
 

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Pourquoi les performances de la laine de roche varient en fonction de son épaisseur ?


L’épaisseur, un facteur clé pour améliorer la résistance thermique ?
 

On rappellera que ce n’est pas l’épaisseur qui est clé mais la résistance thermique de l'isolant qui découle du rapport épaisseur/lambda. Si l’on prend en exemple les lambdas cités plus haut : pour une épaisseur de 100 mm, on a une résistance thermique R= 2.38 m2.K/W pour une laine au lambda de 0.042 W/m.K et R = 3.03 m2.K/W pour une laine au lambda de 0.032 W/m.K… L’épaisseur seule ne permet donc pas de dire que l’isolant est performant et ce n’est surtout pas LA donnée sur laquelle s’appuyer en premier lieu.

La résistance thermique (R) est la capacité d’un matériau à s’opposer au flux de chaleur qui le traverse. Lors des échanges thermiques, c’est toujours la chaleur qui va vers le froid pour chercher l’équilibre. Il faut donc qu’un isolant au maximum les déperditions de chaleur vers l’extérieur en hiver et s’oppose à la pénétration de chaleur en été. La résistance thermique dépend avant tout de la conductivité thermique du matériau mais elle est aussi étroitement liée à son épaisseur. A lambda égal, plus la couche de laine de roche est importante, plus sa résistance thermique est forte et plus l’isolation est performante. 

Toutefois, si l’on peut superposer les couches, le plus pertinent pour préserver la surface habitable tout en ayant un logement confortable thermiquement, c’est de viser une haute performance thermique de l’isolant pour l’ensemble de l’enveloppe du bâtiment. Généralement, il n’y a qu’en isolation de combles perdus que l’épaisseur de l’isolant n’est pas pénalisante. Posée au sol, elle peut généralement avoir une épaisseur de 35 à 40 cm, sans trop de difficulté. Ce n’est pas le cas des combles aménagés ou des murs pour lesquels il faut viser un faible lambda de l'isolant pour avoir un encombrement moindre afin de préserver au maximum la surface habitable.

 

Un levier pour respecter la réglementation pour le bâtiment existant
 

On l’aura compris, ce n’est pas l'épaisseur mais la résistance thermique de l'isolant qui fera l’objet de l'attention première des professionnels. En rénovation, la réglementation thermique pour les bâtiments existants (RTE) fixe en effet une résistance thermique minimale pour les parois isolées lors de travaux d’installation ou de remplacement de dispositifs isolants. Elle est par exemple de 5,2 m².K/W pour les planchers de combles perdus. C’est donc en choisissant à la fois l’isolant adapté et l’épaisseur adéquate, en fonction du lambda du produit choisi, qu’il sera possible d’atteindre ce niveau de résistance. D’autres seuils sont également établis pour les constructions neuves, par le biais de l’étude thermique obligatoire pour tout dépôt de permis de construire. Cette étude définit, en fonction du projet et de ses équipements, les résistances thermiques minimales à prévoir sur l’enveloppe du bâtiment (y compris en parois vitrées).
 

Un atout pour obtenir des aides à la rénovation énergétique
 

Le niveau de résistance thermique est un élément pris en compte pour l’attribution de certaines aides financières de l’Etat dans le cadre de travaux de rénovation énergétique. Pour pouvoir bénéficier de MaPrimRénov’, la principale aide financière actuellement, il faut par exemple que les matériaux d’isolation thermique utilisés pour les toitures terrasses aient, en métropole, une résistance thermique minimale de 4,5 m².K/W. Là encore, le lambda et l’épaisseur de la laine de roche choisis seront des éléments déterminant pour atteindre ces seuils et garantir ainsi une isolation performante.

Laine de roche : quelle épaisseur choisir en fonction de la surface ?


L’isolation de la toiture et des combles
 

L’isolation du toit est prioritaire lors de travaux de rénovation énergétique. La toiture est en effet à l’origine de 25 à 30 % des pertes de chaleur d’une maison. Pour un maximum d’efficacité, il est conseillé de poser au niveau des rampants de toitures ou des plafonds de combles, une isolation de résistance thermique minimale R= 6 m².K/W, soit de l'ordre de 20 à 27 cm de laine de roche selon la performance lambda du produit choisi. Une épaisseur de 15 à 20 cm quant à elle sera suffisante pour respecter les exigences de performance thermique d'une toiture terrasse en rénovation.
 

L’isolation des murs
 

Avec 20 à 25 % des pertes de chaleur d’une maison, les murs représentent également un point d’attention important lorsque l’on souhaite réaliser des travaux d’isolation en rénovation. Pour mener à bien cette opération sur des murs en façade ou en pignon, les panneaux semi-rigides de laine de roche constituent une solution parfaitement adaptée. Ils devront permettre d’atteindre une résistance thermique minimale de R= 3,7 m².K/W, soit des panneaux d'une épaisseur de l'ordre de 13 et 17 cm selon le produit choisi.
 

L’isolation du sol
 

Il est également possible d’utiliser de la laine de roche pour isoler les planchers bas d’une habitation.  Les produits en laine de roche pour les sols ont des lambdas plus élevés que ceux des isolants pour les murs par exemple car ils ont une plus forte densité pour avoir une résistance suffisante à l’écrasement. 
L’épaisseur maximale disponible actuellement sur le marché pour ce type d'isolant ne dépasse pas 8 cm et le classement en sous couche de ces produits (classement SC2) rend impossible leur superposition (interdiction réglementaire).
 

En résumé, il est difficile d’annoncer des fourchettes d’épaisseur par type de paroi. Il est préférable d’opter pour l’exemple d’une isolation pour plancher intermédiaire sur sous-sol par exemple, dont la solution au lambda de 0.032 W/m.K permet d’obtenir un R= 3.75 m2.K/W en 120 mm.  
 

lun, 22 jan 2024

FAQ

Quelle épaisseur de laine de roche pour votre isolation ?

La performance thermique d’un isolant en laine de roche serait-elle liée à son épaisseur ? En réalité, l’épaisseur ne donne pas la performance thermique sans qu’elle soit associée au lambda du produit choisi. Pour choisir un isolant, on se basera donc non pas sur l’épaisseur mais avant tout sur son lambda. Plus le lambda d’un isolant est faible, moins il y aura besoin d’épaisseur pour une résistance thermique visée.