Isolation des combles aménagés dans l'existant : faut-il prévoir un pare-vapeur ?

Isoler des combles aménagés en rénovation - faut-il prévoir un pare-vapeur ?

Une famille de 4 personnes (2 enfants + 2 adultes) produit plus de 12 litres de vapeur d’eau par jour, quels que soient le traitement des parois et le système de ventilation . Il est donc impératif de s’assurer que cette vapeur d’eau ne migrera pas à l’intérieur des parois. Le rôle du pare-vapeur est d'empêcher le cheminement de la vapeur d'eau à travers les parois et de protéger les composants de la structure de l’humidité (Couverture, MOB). Il est ainsi toujours positionné vers l’intérieur du bâti, du côté chauffé de la paroi et au-devant de l’isolant. Son aptitude à résister à la diffusion de la vapeur d’eau est notifiée par son coefficient Sd (exprimé en mètres).

Pour isoler des combles aménagés, le pare-vapeur est-il obligatoire ?

Même avec la ventilation existante entre la laine et la couverture, le CPT n°3560 (Cahier des Prescriptions Techniques du CSTB – www.cstb.fr ), prévoit la pose de deux éléments indispensables pour la mise en œuvre d'une isolation traditionnelle dans les combles :

La membrane pare-vapeur, toujours positionnée côté chauffé, peut également servir de membrane d'étanchéité à l'air afin de répondre aux exigences d'étanchéité à l'air du logement requise par la Réglementation Thermique . La valeur Sd du pare-vapeur dépend du type d’écran de sous toiture (perméable ou non à la vapeur d'eau) doit toujours être supérieure à celle de l’écran de sous toiture.

La mise en œuvre d'une membrane hygro-régulante, telle la membrane Vario Duplex dont le Sd est variable, est validée par Avis Technique du CSTB. Elle peut être mise en œuvre dans les toitures ne comportant pas d'écran de sous-toiture ou comportant un écran de sous-toiture HPV, tel l'écran Intégra.

Cette membrane remplit deux rôles en assurant :

  • la régulation de la vapeur d’eau dans les parois des rampants de combles selon l'humidité relative : elle empêche la pénétration de vapeur d'eau dans les parois en hiver et favorise son évacuation en été ;
  • l’étanchéité à l’air de la paroi. Une isolation thermique de qualité en toiture contribue à l’étanchéité à l’air globale du bâtiment. Une bonne étanchéité à l’air associée à une isolation performante permet d’augmenter significativement le confort car elle annule les courants d’air parasites, ce qui contribue à réaliser des économies d’énergies . Elle améliore également le rendement des systèmes de ventilation.

En savoir plus :

Le pare-vapeur est-il obligatoire avec les isolants dits « naturels » pour l'isolation des combles ?

Tout isolant, quels que soient sa nature ( laine minérale , laine animale ou encore laine végétale ) et son comportement à la vapeur d’eau, ne peut garantir seul la limitation de la vapeur d'eau dans la paroi. Cela est d’autant plus vrai pour les matériaux fibreux hygroscopiques. Les règles de l’art, pour éviter les pathologies et la dégradation des ouvrages, s’appliquent donc à tous les isolants. Ils doivent être mis en œuvre avec un pare-vapeur indépendant et continu quand cela est nécessaire (en combles aménagés ou en combles perdus, dans les parois à ossature bois ou métallique…), afin de limiter les risques de condensation et d'améliorer la performance d’étanchéité à l’air du bâtiment.

Isoler des combles : faut-il poser une membrane pare vapeur entre la LV et un habillage lambris ?

Le CPT n°3560 V2 (www.cstb.fr) précise que les lambris ne constituent pas une paroi étanche à l’air et à la vapeur d’eau. Il faut donc prévoir l'installation d’une membrane pare vapeur et d’étanchéité à l’air (Sd> 18m) indépendante et continue entre l’isolant et le lambris. Elle sera étanchée aux recouvrements des lés, à la jonction avec les parois contigües ainsi qu'aux pourtours des fenêtres de toit et aux différents passages de gaines (alimentation électrique, ventilation, etc.)

Pour aller plus loin :

Toutes les solutions proposées s’entendent hors zone froide. Tout projet situé en zone froide doit faire l’objet d’une étude hygrothermique préalable prenant en compte des conditions climatiques et des équipements de la maison (en matière de chauffage et ventilation notamment).Une zone très froide est définie par une température de base inférieure à -15 °C (NF P52-612-2) ou par une altitude supérieure ou égale à 900 m en zone H1 (zones climatiques définies par la réglementation thermique).



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