Espace de ressuyage

Bonjour à toutes et à tous,Je suis en train de rénover une maison ancienne dont les murs sont en brique pleine. Je souhaite réaliser une isolation thermique par l’intérieur avec le système suivant :Laine de roche en 140 mm, posée sur ossature métallique,Pare-vapeur Aerovap SD18 m côté intérieur,Et une lame d’air de 1 à 2 cm entre l’isolant et le mur, afin de laisser un minimum de respiration au mur. 🔎 Contexte du mur :Les murs présentent des remontées capillaires modérées, avec une humidité mesurée entre 12 % et 17 % en pied de mur.J’ai décaissé et retiré l’ancien plâtre intérieur sur 1,50 m de haut, pour libérer la surface du mur.À l’extérieur, les murs sont recouverts d’un enduit ciment non respirant, donc l’humidité ne peut s’évacuer que vers l’intérieur.Avant de poser l’isolant, je vais appliquer un lait de chaux pour :stabiliser les poussières de la brique,favoriser une respiration modérée du support. 💨 Ventilation : La maison sera équipée d’une VMC double flux hygroréglable, avec bouches de reprise dans les pièces isolées, afin d’assurer un renouvellement d’air maîtrisé et une régulation de l’humidité ambiante. ---❓Ma question :Pour limiter les risques liés à l’humidité résiduelle dans les murs (condensation, migration, moisissures…),pensez-vous qu’il serait utile de prévoir quelques petites ouvertures en partie basse du doublage, par exemple derrière les plinthes, afin de faciliter un ressuyage passif du mur dans la lame d’air ?Ou au contraire, ce type d’ouverture est-il à éviter, car cela pourrait :créer un pont thermique en pied de cloison,perturber le fonctionnement du pare-vapeur,ou générer un appel d’air froid dans l’isolant ? Je cherche une solution durable qui respecte l’humidité naturelle des murs anciens sans compromettre l’efficacité de l’isolation.Merci d’avance pour vos retours, conseils ou partages d’expérience ! 
2 answers
Perturbation du pare-vapeur : Ces ouvertures compromettraient l’étanchéité du pare-vapeur, ce qui pourrait entraîner une migration incontrôlée de vapeur d’eau dans l’isolant et provoquer des condensations internes.Appel d’air froid : Une circulation d’air froid dans la lame d’air perturberait les performances thermiques de l’isolant et pourrait accentuer les problèmes d’humidité.Recommandations pour une solution durable :Supprimer la lame d’air : Posez l’isolant directement contre le mur, sans lame d’air, pour éviter les circulations d’air parasites. Utilisez un isolant fibreux perspirant (comme la laine de roche ou de verre) qui permet une certaine diffusion de la vapeur d’eau.Utiliser une membrane hygrorégulante : Remplacez le pare-vapeur Aerovap SD18 m par une membrane hygrorégulante (comme Vario® Xtra d’Isover). Cette membrane s’adapte aux variations d’humidité et permet une gestion plus efficace de la vapeur d’eau, tout en protégeant l’isolant.Traiter les remontées capillaires : Si ce n’est pas déjà fait, envisagez un drainage périphérique ou une barrière étanche pour limiter les remontées capillaires. Cela réduira la charge d’humidité dans les murs et prolongera la durabilité de l’isolation.Stabiliser le support : L’application d’un lait de chaux est une bonne idée pour stabiliser les poussières et favoriser une respiration modérée du mur. Assurez-vous que le support est sain avant de poser l’isolant.Soigner la mise en œuvre : Assurez une parfaite continuité de l’étanchéité à l’air (joints, raccords, jonctions avec les parois) pour éviter les infiltrations d’air chaud et humide, qui pourraient provoquer des condensations localisées.Conclusion :Votre projet est bien pensé, mais il nécessite quelques ajustements pour garantir une isolation performante et durable. Supprimez la lame d’air, utilisez une membrane hygrorégulante, et traitez les remontées capillaires pour limiter les risques liés à l’humidité. Les ouvertures en pied de cloison sont à éviter, car elles compromettraient l’efficacité de l’isolation et pourraient aggraver les problèmes d’humidité.Excellente journée.Emmanuel
Bonjour vaulk,Votre projet d’isolation thermique par l’intérieur (ITI) sur des murs en brique pleine avec des remontées capillaires modérées est bien réfléchi, mais il y a des points importants à ajuster pour garantir une solution durable et performante.Analyse de votre système proposé :Lame d’air entre l’isolant et le mur :Recommandation générale : En ITI, sauf cas spécifiques prévus par le DTU 20.1 (par exemple, murs en bord de mer ou soumis à des intempéries sévères), il est déconseillé de laisser une lame d’air ventilée entre l’isolant et le mur. Une lame d’air ventilée peut réduire la performance thermique de l’isolation et ne résout pas les problèmes d’humidité. Au contraire, elle peut favoriser des pathologies comme le développement fongique.Cas des murs humides : Si vos murs présentent des remontées capillaires, il est préférable de traiter la source d’humidité (drainage, barrière étanche) plutôt que de compter sur une lame d’air pour gérer cette humidité.Pare-vapeur Aerovap SD18 m : Le choix d’un pare-vapeur est pertinent pour limiter la migration de vapeur d’eau depuis l’intérieur vers l’isolant. Cependant, il est crucial que ce pare-vapeur soit parfaitement continu et étanche (joints scellés, raccords soignés) pour éviter tout risque de condensation dans l’isolant.Ventilation : L’installation d’une VMC double flux hygroréglable est une excellente initiative. Elle permettra de réguler l’humidité intérieure et d’assurer un renouvellement d’air maîtrisé, ce qui est essentiel dans une maison ancienne.Enduit ciment extérieur non respirant : L’enduit ciment empêche l’humidité de s’évacuer vers l’extérieur, ce qui contraint l’humidité à migrer vers l’intérieur. Cela peut poser problème si l’isolation intérieure est mal conçue. Une membrane hygrorégulante (comme Vario® Xtra d’Isover) pourrait être une meilleure alternative au pare-vapeur classique, car elle permet une gestion plus dynamique de la vapeur d’eau.Réponse à votre question sur les ouvertures en partie basse du doublage :Non, il n’est pas recommandé de prévoir des ouvertures en partie basse du doublage. Voici pourquoi : Ponts thermiques : Des ouvertures en pied de cloison créeraient des ponts thermiques, ce qui réduirait l’efficacité de l’isolation et pourrait entraîner des zones froides propices à la condensation.