Marques et garanties des isolants

Bien acheter son isolant - Marques et garanties des isolants

Pour choisir l'isolant thermique ou acoustique performant, il est nécessaire de vérifier la certification, la performance et la facilité de pose.

La marque ne suffit pas

Le choix d'un isolant ne se limite pas au choix d'une marque de fabrication ou d'un prix d'achat attractif. Il faut impérativement prendre en compte : 

 

  • La performance thermique et/ou phonique certifiée
  • l'aptitude à l'usage et la facilité de mise en œuvre pour l'application choisie, sont des critères prépondérants.

Quelle que soit la marque de fabrication du produit isolant choisi, optez donc pour un isolant aux performances certifiées par un organisme indépendant (Acermi) et s'il s'agit d'un produit non traditionnel (mis en œuvre selon les règles de l'art définies par les DTU), vérifiez que cet isolant justifie d'un avis technique vous garantissant l'aptitude à l'emploi et les conditions de sa mise en oeuvre.

Le marquage "CE"

Pour déclarer leurs performances, tous les matériaux isolants peuvent faire l’objet d’une conformité aux normes européennes en agréments techniques qui se traduit par le marquage « CE » sur les emballages.

Ce marquage CE garantit que le produit a été testé conforme, selon les normes de mesures communes à tous les états membres de l’Europe. Il a été créé par la Commission européenne pour garantir un niveau minimum de sécurité aux produits et est obligatoire pour tous les produits soumis à une ou plusieurs Directives européennes.

La certification ACERMI

Pour garantir la fiabilité de la performance déclarée (thermique, mécanique, comportement à l’eau …), la certification ACERMI (Association pour la Certification des Matériaux Isolants) garantit que toutes les productions sont contrôlées et suivies par un tiers indépendant.

La certification ACERMI repose sur les référentiels européens et s’applique à tous les isolants y compris les isolants d’origine végétale, animale et les produits minces réfléchissants… Les produits certifiés sont reconnaissables par un marquage ACERMI sur leurs emballages et permettent de répondre aux exigences de la réglementation thermique française, RT 2012.

NOTA : encore peu de producteurs d’isolants alternatifs font valider les performances de leurs produits par l’ACERMI.

En savoir plus sur : http://www.acermi.com/

Articles complémentaires: Maison basse consommation , Réglementation thermique , Lire l'étiquette


6 commentaires

  • stève

    Il y a 4 mois

    Bonjour,

    J'ai une maison qui date de 2011. Je souhaite isoler mon garage et je suis complètement perdu avec les différents produits. Que dois-je prnedre (laine de verre, panneau polystirène...) ? Quelle épaisseur ? Mon but avoir une isolation correcte sans me ruiner.

    Je précise que je ne suis pas un très grand bricoleur.
    • MarcIsover

      Il y a 4 mois

      Bonjour stève,

      Vous ne précisez pas quelle partie de votre garage vous souhaitez isoler : plafond, murs ?

      Je vais donc vous donner des informations sur les deux. Quelques généralités tout d’abord : le meilleur rapport prix performance sera obtenu avec de la laine de verre. Toutes les laines ne se ressemblent pas et ne sont pas prévues pour le même usage. Par exemple, un IBR 40 prévu pour isoler des combles perdus ou être positionné en plafond n’a pas la tenue mécanique suffisante pour être positionné en rampants et encore en murs en pose verticale.

      Vous trouverez ici https://www.isover.fr/systemes/ap...ns/isolation-des-combles-et-plafonds des schémas d’exemple de pose (les deux derniers) qui vous donnent un aperçu de ce qu’il est possible de faire plafond. Le principe (d’un plafond suspendu appelé ainsi car c’est réalisé à l’aide de suspentes) étant de prendre des suspentes adaptées au support (bois, hourdi béton, autre), pour réaliser une ossature métallique. La laine sera insérée dans la cavité crée entre le plafond et le futur parement indispensable pour protéger l’isolant et apportant la résistance au feu indispensable pour laisser aux occupants le temps d’évacuer les locaux en cas d’incendie. Il existe une deuxième technique de réalisation des faux plafonds avec une technique dite « plafond autoportant ». En deux mots, elle consiste à poser des rails en périphérie sur des murs porteurs et à insérer des montants dedans qui vont donc de mur à mur. Le dimensionnement de l’ossature se fait en fonction de la portée et du poids qu’elle doit supporter et les dimensions sont un facteur limitant. Ces deux technqiue sont décrites ici https://particuliers.placo.fr/ame...ir-le-type-de-faux-plafond-installer . Vous trouverez également à partir de cette page des tutos de montage de ces types de plafonds.

      Pour isoler des murs, je vous propose une technique différente, très largement éprouvée, pratique à mettre en œuvre et pour laquelle vous aurez de nombreuses indications de montage. Si besoin, il ne faut pas hésiter à faire appel à un ami blunk même si ce n’est pas très compliqué. Il s’agit donc du système Optima murs https://www.isover.fr/guides/isol...olation-des-murs-par-linterieur-sous qui a de nombreux avantages. Il permet de mettre en œuvre de manière continue un isolant semi-rigide à minima. Cette continuité est un gage de performance car les ponts thermiques sont réduits du fait de l’absence de montants métalliques. L’emploi d’appuis en matériaux composite à rupteurs de ponts thermiques qui ne sont que des points de contact ponctuels participe à cette performance. Le ssytème Optima murs permet aussi le passage des câbles et réseaux entre l’isolant et le parement. Voici un guide pose de ce système https://www.isover.fr/sites/isove...olation-interieur-mur-renovation.pdf qui traite la plupart des points et il existe aussi un appli gratuite sur smartphone et une vidéo de pose http://www.isolationthermique.fr/...metallique-et-d-un-isolant-thermique . L’isolant à employer que nous recommandons pour traiter cette paroi est le GR 32 en rouleaux semi rigides, un grand classique.

      Quelle résistance thermique ? Ce n’est en effet pas en épaisseur qu’il faut s’exprimer et raisonner mais en résistance thermique R. En mur, on préconise un R de l’ordre de 4 m².K/W (promis, je vous épargne l’unité ensuite) soit une épaisseur de 120 (R=3.75) ou 140 m (R=4.35) en lambda 32. Plus le R est élevé, « meilleure » sera l’isolation thermique. Ensuite, il a parfois des choix à faire et c’est une histoire de compromis. Votre intérêt étant donc d’avoir le plus fort R possible. Même combat pour le plafond ! A titre indicatif, le R préconisé en combles perdus est de 7 minimum.

      Pour ne pas vous ruiner, n’hésitez pas à vous renseigner auprès des grandes surfaces de bricolage, négoces en matériaux Point P ou autres enseignes (pas réservés aux pros), en ligne également où l’on peut trouver des opportunités et des bonnes affaires.
      Voilà pour le moment, il vous reste à étudier tout ça et à revenir vers nous si vous avez des questions avant d’attaquer vos travaux d’isolation pour lesquels je vous souhaite bon courage ! happy
  • Nadine Lefèvre

    Il y a 9 mois

    J'ai un projet de construction dans la Marne région froide et humide et j'aimerais un avis de spécialiste,
    Nous faisons une construction traditionnelle parpaings et isolant intérieur mais j'hésite vraiment et me demande si l'isolation végétale, qui est beaucoup plus chère, est beaucoup plus efficace et se comporte mieux dans le temps ?
    Merci pour vos réponses
    • MarcIsover

      Il y a 9 mois

      Bonjour Nadine,

      Un des critères d’évaluation d’un isolant est la résistance thermique R. Plus elle est élevée, plus le matériau est isolant. C’est donc une des critères principaux de choix d’un matériau isolant même s’il y en a beaucoup d’autres possibles (nature de l’isolant, taux et nature du liant, tenue mécanique, classement au feu, etc…). Pourquoi l’isolation végétale serait plus efficace et se comporterait mieux qu’une isolation à base de laine minérale ? Nos laines minérales sont prévues pour la durée de vie d’un bâtiment soit 50 ans qui est aussi la durée estimée entre deux rénovations profondes. Il est essentiel de choisir le bon isolant pour la bonne application (mur, sol, rampants, combles perdus) et de le mettre en œuvre selon les règles de l’art. Peut-être avez-vous déjà pris connaissance de ce chapitre https://www.toutsurlisolation.com...et-de-A-a-Z/L-isolation-dans-le-neuf ?

      Bonne réflexion
  • Bruno

    Il y a 1 an

    Bonjour, j'ai l'intention d'isoler mes combles perdus de 80m2, faut il installer des VMC, avant les travaux et quelles préparations en amont, c'est une maison de plein pied de 1973les murs au nord sont aussi mal isolés, quelles solutions. Merci
  • luc pd

    Il y a 3 ans

    quel sont les six critères d'exigence pour la norme CE
  • aspa

    Il y a 4 ans

    Il existe également une certification CSTBat, qui s'impose lorsque les procédés de fabrication ne correspondent pas à une fabrication de type industrielle (panneaux par exemple).
  • CYRIL LEPRETRE

    Il y a 5 ans

    La certification (ACERMI, par exemple) n'est pas un gage de garantie. C'est un marquage officiel qui revient à confirmer le niveau de performance mini que l'on peut attendre de l'isolant mesuré. La valeur Lambda annoncée n'est en aucun cas une garantie dans le temps et est établie sur des échantillons neufs.D'aileurs, une garantie s'exprime avec une notion de durée... et on n'a jamais vu noté "garanti x ans" à côté de la valeur lambda sur les étiquettes ou fiches techniques.
    Aussi perturbants puissent être ses propos, je vous invite à chercher le mot "garantie" sur TOUS les emballages d'isolants disponibles sur le marché.
    Ce sujet de la GARANTIE THERMIQUE" est victime d'un grand silence.
    Etude de cas :
    Imaginons que vous ayez un doute sur la performance de votre paroi, que vous fassiez un prélèvement (taille de l'échantillon normalisée) et qu'après mesure, le lambda annoncé ne corresponde pas avec la nouvelle mesure.
    -A qui demander des dommages (pour tromperie?)?
    -Ce n'est pas le fabricant qui a mesuré et attesté de sa valeur lambda!
    Aussi, dans le cadre d'un Contrat de Performance Energétique, avant de juger coupable l'architecte, qui est responsable du non respect de performance de l'isolant ? (la mise en oeuvre n'ayant rien à voir dans ce cas).
    -Attaquer l'auteur de la certification (par exemple l'ACERMI) ne revient-il pas à attaquer l'Etat?
    -N'est-ce pas l'Etat qui valide l'instauration des CPE?
    -N'est-ce pas l'Etat qui cautionne l'escalade des épaisseurs d'isolant à employer au fil des réglementations thermiques sans se soucier de la DUREE DE VIE EN OEUVRE?
    Qui est le pigeon dans l'histoire?

    Les économies d'énergie ont bon dos.
    Plus d'épaisseur = plus cher=plus de TVA : OK c'est bon pour les caisses.
    Mais ne faudrait-il pas que le client ai l'assurance de conserver dans le temps la performance de l'isolation achetée?
    Nombreuses sont les causes de perte de performance (perte de gaz par diffusion, humidification, retrait/déformation, rongeurs, absorption de vapeur d'eau...). Les isolants ne peuvent indéfiniment se positionner en tant que victime de la défaillance des produits associés. Le niveau d'exigence thermique est tel aujourd'hui que la GARANTIE THERMIQUE doit être instaurée.
    A défaut, il faut facturer la performance mini du produit plutôt que celle promise. C'est une question d'honnêteté commerciale, industrielle et sociale.
    Qui dit que dans 10 ou 20 ans, un bien classé C au DPE (donc isolé de nos jours) ne sera pas déclaré sujet à la précarité thermique alors qu'il était A en 2012 ???????
    Appellerons-nous toujours ça de l'investissement?
    • Scherer Guy

      Il y a 4 ans

      J approuve à 100% la réflexion de M.LEPRETRE. Pour illustrer ces propos, nous savons que la mise en œuvre dans le bâtiment est de qualité aléatoire. Et que Par exemple le facteur les tassements (invisible derrière les panneaux de bois ou de Ba 13) des isolants thermiques, tels que la laine de verre, la ouate de cellulose etc , pose de gros problèmes. Aussi la maintenance des bâtiments peut remettre en cause l'isolation thermique. Entre autre, l'intervention de couvreurs dans les combles, qui n'ont pas d'autre choix que de piétiner la LV, même avec un cheminement central. La conception des bâtiments est essentiel pour la durabilité des isolants.

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