Une isolation thermique été comme hiver
Qu’est-ce que le confort d’été ?
Le confort d’été, c’est « se sentir bien dans un bâtiment, même en période de fortes chaleurs ».
Le principe de base du confort d’été dans un bâtiment est simple : il s’agit de protéger au maximum le bâtiment du rayonnement solaire pour limiter la montée en température de l’air intérieur afin que l’usager puisse avoir du confort, même en cas de fortes chaleurs.
Dans cet objectif, l’usager doit aussi prendre conscience qu’il lui est nécessaire d’adapter son comportement d’usage afin de limiter les apports internes pour éviter la surchauffe.
Les conditions de réussite du confort d’été
Confort d’été et conception du bâti
Par sa conception, le bâtiment peut être plus ou moins sujet au risque de surchauffe en été et aux inter-saisons. Selon la région où il est situé et son mode constructif, il convient donc d’étudier, dès la conception, le confort thermique tout au long de l’année et de mettre en œuvre une stratégie limitant le risque de surchauffe.

Confort d’été dans le neuf
En construction neuve, la RE2020 définit la limite d’inconfort à ne pas dépasser l’été. Il est mesuré par un indicateur, le Degré.Heure (ou D.H.) Pour que cet indicateur reflète les impacts du changement climatique à venir sur le confort d’été, une séquence caniculaire a été introduite dans son fichier météo. (cf. podcast ci-dessous).
Quels sont les facteurs influant sur le confort d’été ?
Les études réalisées sur le confort d’été ainsi que les retours d’expérience sur des bâtiments thermiquement performants montrent que les paramètres ayant le plus d’impact pour la gestion du confort d’été sont :
Facteur 1 : La surventilation nocturne
Elle permet, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure, de réduire la température de l’air intérieur. Mais elle permet également d’évacuer la chaleur se trouvant dans tous les éléments lourds (meubles, carrelages, dalle béton, etc…) qui ont accumulé de la chaleur en journée et la restitue la nuit. Vous démarrez ainsi une journée avec une température intérieure plus basse !
Facteur 2 : Un isolant performant
L'isolant freine et limite la transmission de chaleur par les parois opaques (par opposition aux parois vitrées) et permet ainsi de limiter l'augmentation de la température intérieure. Plus la résistance thermique installée est importante, plus la protection sera efficace. Il est donc important de s'isoler avec des solutions performantes et surtout avec une importante résistance thermique.
Isolation performante = gain de - 7 °C
Facteur 3 : La protection solaire des vitrages
La protection des fenêtres et portes-fenêtres est aussi capitale. Il est primordial de les protéger du rayonnement solaire en journée pour éviter que les rayons du soleil ne réchauffent l'intérieur du logement. Toutes les surfaces vitrées doivent être protégées, notamment les fenêtres de toit. Pour protéger ses vitrages, l'idéal est de choisir des vitrages de contrôle solaire (qui permettent de conserver la luminosité sans laisser entrer la chaleur) en complément de solutions extérieures comme des brise-soleils orientables, des stores-bannes, des volets, etc... Dès que la température extérieure augmente, pensez-bien à fermer toutes vos fenêtres et baies vitrées pour vous protéger.
Facteur 4 : L’inertie à l'intérieur du bâtiment
L'inertie est constituée de tous les éléments lourds à l’intérieur du bâtiment : structure, revêtement de sols, meubles, etc… Cette masse est refroidie la nuit par la surventilation nocturne (facteur 1). Elle permet d'emmagasiner de la chaleur qui réussit à rentrer par les ouvrants, peu isolés, ou par la VMC. Au plus un bâtiment aura de l'inertie, au plus il pourra accumuler de la chaleur. Par exemple, une maison en ossature bois a une inertie bien moins importante qu'une maison en murs de pierres épais.
Il est possible d’apporter une inertie supplémentaire à l’intérieur d’un logement existant en doublant les plaques de plâtre, à condition d’utiliser des plaques lourdes, comme des plaques phoniques, et ce dans toutes les parois du logement, y compris les cloisons intérieures. On peut ainsi gagner jusqu’à 2 degrés supplémentaires sur la température intérieure.
Facteur 5 : apporter du déphasage
Le déphasage consiste à retarder la transmission de la chaleur à l’intérieur du bâtiment. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser dans les parois du bâtiment des matériaux avec une forte capacité à stocker de la chaleur.
Un mur composé d’un matériau lourd, comme de la brique, va naturellement apporter du déphasage. En ce qui concerne le matériau isolant, une fibre de bois Isonat permettra de gagner jusqu’à 1 degré sur la température intérieure.
Facteur 6 : les apports internes de chaleur
La gestion du confort d’été est aussi une question de comportement humain. Les activités à l’intérieur du logement sont source de chaleur : cuisine, appareils ménagers (four, lave-linge, sèche-linge, ordinateur ou TV). Il convient donc de limiter leur usage tant que faire se peut.
Quels travaux réaliser pour améliorer mon confort en été ?
En cas de rénovation, il est impératif de prévoir une isolation performante, à savoir une isolation qui réduira efficacement les échanges de chaleur en été comme en hiver.
Il faut également s’assurer que toutes les mesures sont prises pour occulter les surfaces vitrées exposées : bien pensées, elles permettront d’éviter que les rayons du soleil ne réchauffent directement l’intérieur du logement (vitrages à contrôle solaire, brise-soleils orientables, stores-bannes, etc…).
Enfin, et c’est souvent la partie oubliée dans une rénovation : il faut anticiper les difficultés qui s’opposent à la surventilation. En effet, il existe de nombreuses raisons qui nous empêchent d’ouvrir les fenêtres en grand la nuit : bruits, moustiques, effractions, lumière matinale, etc… Et pourtant, des solutions efficaces peuvent exister, à condition d’y avoir penser au moment des travaux. En tout cas, ne vous reposez pas sur la seule action de la VMC, indispensable pour le renouvellement de l’air, mais insuffisante pour refroidir efficacement un intérieur qui est monter en température.
Quelle est la température prévue par la RE 2020 pour le confort d'été ?
La RE 2020 préconise des seuils de température intérieure pour le confort d'été, encourageant ces pratiques pour maintenir les températures en dessous de 26°C à 28°C durant la journée et 26°C la nuit. Pour financer ces améliorations, l'éco-prêt à taux zéro peut être envisagé dans le cadre d'un projet de rénovation.
Qu’est-ce que le confort d’hiver ?
Une différence de température de quelques degrés entre l’ambiance intérieure du logement et les parois ou entre les pieds et la tête fait frissonner. En résulte une sensation d’inconfort qui peut pousser à augmenter la consigne de chauffage. Ce sentiment gênant apparaît dès que l’écart de température est supérieur de 3°C entre la température des pièces et celle des parois (fenêtre, mur ou sol). On appelle cela l’effet de « paroi froide » qui disparaît dès lors que les parois sont isolées.
Isoler permet d’abaisser le niveau de la température d’ambiance. Seule une maison isolée permet de chauffer à 19°C avec un vrai confort thermique. Sachez que chauffer de 1°C de plus n’amène pas forcément plus de confort mais augmente la consommation d’énergie de 5 à 7 %. De plus, isoler les parois, ventiler et chauffer modérément permet de maintenir une bonne hygiène de vie et assure la conservation du bâtiment.
[PODCAST] Le confort d'été et la RE 2020
Comment améliorer mon confort en été sans travaux ?
Pour optimiser le confort en été sans entreprendre de travaux, l'accent peut être mis sur la ventilation naturelle, notamment en ouvrant les fenêtres la nuit pour créer un courant d'air entre deux façades opposées. Minimiser l'utilisation d'appareils électriques qui contribuent aux apports de chaleur et opter pour des solutions d'ombrage peuvent également aider.