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Agrandissement de maison : les clés pour réussir un projet d’extension 

Date de l’article
17/12/2021
Temps de lecture
13 min de lecture
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Agrandissement de maison

Le gain de mètres carrés est un enjeu pour votre confort et la valorisation de votre patrimoine. Parmi les solutions qui s’offrent à vous, la construction d’une annexe accolée à votre habitation semble idéale et plutôt bien adaptée. Du choix de l’agrandissement aux obligations légales, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’extension latérale d’une maison.

Valorisez votre maison grâce à la construction d’une extension latérale 


L’agrandissement d’une maison peut être envisagée sous différentes formes et dans le style qui vous convient : de l’architecture la plus moderne à la plus traditionnelle, en accord avec l’existant, totalement dépareillée... Côté mode constructif, vous pouvez opter pour une extension en construction maçonnée, un agrandissement en ossature bois ou encore une véranda pour un gain de lumière naturelle. Cette annexe, prolongement de votre habitat, garage ou parcelle d’habitation séparée, accroîtra votre surface habitable, mais augmentera aussi la valeur de votre patrimoine.
 

Le saviez-vous ?

Quand dois-je faire appel à un architecte pour l’agrandissement de ma maison ?


La contribution d’un architecte n’est obligatoire que si l’agrandissement de votre logement est compris en 20 et 40 m2 et qu’il porte à plus de 150 m2 la surface de plancher totale après travaux. Dans tous les cas, ses conseils peuvent se révéler précieux pour définir précisément l’extension idéale en fonction de votre budget. L’ajout réalisé réclame en effet de ne pas dénaturer votre bien : un professionnel vous accompagnera pour trouver la solution la plus harmonieuse et la plus fonctionnelle, plans 3D à l’appui, moyennant des honoraires  représentant de 8 à 10 % du prix du projet.

Extension de maison : quelles questions se poser en amont du projet ?

Ai-je la surface de terrain suffisante ?


L’extension latérale de votre maison engendre une perte d’espace dans le jardin. La parcelle doit donc être suffisamment grande pour pouvoir l’envisager. De plus, l’ajout ne doit pas nuire à l’équilibre de l’extérieur. Si ce n’est pas le cas, une surélévation de la maison peut être une solution d’annexe plus adéquate.
 

Le PLU me permet-il de construire une extension ?


Comme toute modification de l’aspect extérieur de votre maison, l’annexe doit répondre aux contraintes imposées par le Plan local d’urbanisme (PLU) de votre commune. Rapprochez-vous des services d’Urbanisme de votre mairie pour en savoir plus.
 

Quelles sont les démarches administratives à prévoir avant de construire mon annexe ?


Si la surface habitable de votre annexe est supérieure à 20 m2 (ou 40 m2 en zone PLU), il vous faut obtenir un permis de construire avant d’engager les travaux d’agrandissement. Idem pour une surface totale après travaux dépassant 150 m2. Si la surface est comprise entre 5 et 20 m2, déposez simplement une déclaration préalable de travaux dans votre mairie. Enfin, lorsque l’annexe est livrée, remplissez une déclaration d’achèvement de travaux et demandez une attestation de non-contestation à votre mairie.
 

Bon à savoir

Qui dit agrandissement de son habitat, dit augmentation de la taxe foncière ! Toutefois, certaines exonérations sont prévues selon la nature de celui-ci, s’il s’agit d’une extension ou d’une surélévation


S’agissant d’une extension, elle sera comptabilisée dans la taxe foncière si elle est reliée au sol et qu’il n’est pas possible de la déplacer sans la démolir, à l’inverse des mobile-home ou des caravanes, mais à l’instar d’une piscine enterrée. 


Il faudra également bien tenir compte des nouvelles pièces d’habitation et des « éléments secondaires » tels que le garage, la terrasse ou la véranda qui seront retenus pour l’évaluation de la nouvelle taxe foncière
 

Quel est le prix d’un agrandissement de maison ?

Selon le choix des matériaux et la complexité de l’ouvrage (nature du terrain, procédés utilisés, raccordements, surface, nouvelles fondations, toiture en pente ou plate, nombre d’ouvertures...), les prix sont évidemment très variables : le coût d’extension d’une maison peut se situer entre 1 500 et 2 500 euros le m2, en comprenant l’isolation.
 

Isolation de l’extension de la maison : une étape à ne pas négliger

Comme pour l’ensemble de votre logement, il est obligatoire d’isoler les murs extérieurs de l’annexe et sa toiture, afin de respecter les exigences réglementaires en vigueur. Ainsi, dans le cadre de la simplification de l’acte de construire voulue par le gouvernement, les exigences d’application de la RT 2012 ont été modifiées.   


Et concernant les parois intérieures et cloisons de l’extension ? Hors rénovation lourde, la paroi entre l’extension et le bien existant est le plus souvent un mur périphérique du bâtiment d’origine (ou le plancher/plafond s’il s’agit d’une surélévation). Il peut comporter ou non une isolation. Son traitement thermo-acoustique dépend de l’existant et de vos exigences de confort. Il est également possible d’isoler cette paroi du côté de l’extension pour limiter le pont thermique Les ponts thermiques sont des points de jonction où l’isolation n’est pas continue et qui provoquent des pertes de chaleur. Il y a pont thermique dès qu’il y a discontinuité entre des matériaux et des parois de structure (jonctions des façades et planchers, façades et refends, façades et toitures, façades et planchers bas, portes, fenêtres, loggias…). Ils sont plus ou moins importants selon la constitution des parois (isolées ou non). de jonction avec la partie existante (tel un mur de refend). Les cloisons sont éventuellement les parois de distribution (parois montées sur rails/montants entre 2 plaques de plâtre.) du nouvel espace créé, s’il comporte plusieurs pièces. Pour le confort acoustique et l’intimité entre les pièces, il est recommandé d’isoler ces cloisons (on les isole à l’aide d’un panolène acoustique de type PAR dans notre gamme).

Pour atteindre un maximum d’efficacité et optimiser la consommation d’énergie de votre bien, pensez à suivre quelques conseils clés :


•    Quelle que soit la taille de l’extension, l’isolation est indispensable à prendre en compte tant pour le confort que pour les économies d’énergie. Il est primordial de limiter les besoins en énergie de cette nouvelle partie de construction et cela peut être l’occasion de revoir l’isolation de la pièce existante si cette extension ouvre sur la partie existante de l’habitation. 

•    Pour l’isolation thermique, veillez à l’homogénéité des systèmes d’isolation entre l’annexe à l’habitation existante. Afin d’éviter tout pont thermique, l’isolation doit être continue entre l’ancien et le nouvel espace (toiture, murs extérieurs). Notez qu’il vous faut respecter la RT 2012, puis la RE 2020 pour tout permis déposé à partir du 1er janvier 2022, si l’extension est supérieure à 50 m2. La limite d’application à 150 m2 et 30% de la surface existante concerne les bâtiments autres que la maison individuelle. 

•    C’est aussi l’occasion de penser à l’isolation phonique. Des panneaux de laine de verre semi-rigide vous permettront à la fois de réaliser l’isolation thermique L’isolation thermique est un procédé permettant de limiter les transferts de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Elle réduit la consommation d’énergie nécessaire à maintenir une température agréable au sein d’un bâtiment. La performance de l’isolation thermique dépend des caractéristiques techniques des divers matériaux d’isolation dont leur résistance thermique.
Une rupture dans la barrière isolante que constitue l’isolation s’appelle un pont thermique.
et l’isolation acoustique L’isolation acoustique, ou isolation phonique, c'est la capacité d'une habitation à limiter la propagation du bruit en son sein et ainsi de diminuer l’intensité acoustique perçue par l’oreille pour atteindre le meilleur confort possible. Elle vise à neutraliser les ondes sonores par la mise en œuvre d’un isolant acoustique pour se prémunir contre 4 types de bruits : les bruits aériens extérieurs (circulation routière ou aérienne), les bruits aériens intérieurs (d'une pièce à l'autre), les bruits d'impact (chutes, bruit de pas) et enfin les bruits d'équipement (ascenseur, ventilation, tuyauterie, etc.) des parois.  

•    L’ajout d’un pare-vapeur peut être aussi nécessaire, notamment si vous optez pour une extension en ossature bois. Celle-ci doit en effet être protégée de l’humidité conformément aux règles de l’art pour toute construction à ossature bois.

Confort, économies d’énergie... En faisant bâtir une extension à votre habitat, vous serez gagnant à coup sûr !

GR 32 Roulé Revêtu Kraft

L'isolant pour mur intérieur par excellence !

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jeu, 16 déc 2021