Le 26/1/2011
Qui n’a pas subi les nuisances de voisinage, les bruits de pas ou le frottement de pieds de chaise sur le plancher du dessus ? En matière de rénovation, il n’existe pour l’instant aucune réglementation acoustique exigeant des niveaux de performance à atteindre. Aussi, si vous ne pouvez imposer des travaux à vos voisins, voici quelques principes que vous pouvez appliquer dans un appartement existant mal isolé aux bruits.
La meilleure solution consiste à traiter le bruit à la source, c'est-à-dire à intervenir par le dessus (par exemple, une simple moquette de type aiguilletée ou une sous couche résiliente de quelques millimètres sous un parquet flottant peut souvent suffire à traiter le problème) mais cela n’est pas toujours possible… La solution est donc chez soi, en isolant le dessous de son plafond.
On crée un faux plafond suspendu sur ossature métallique : le plus souvent à base de plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique fixée par suspentes au plafond existant. L’espace vide ainsi créé (le plénum) est rempli d’isolant fibreux sous forme de panneaux ou rouleaux, posés jointivement sur l'ossature et qui jouera le rôle d'amortisseur (effet masse-ressort-masse) .
Cependant, les bruits d’impact peuvent encore se faire entendre : la vibration induite par l'impact est transmise aux suspentes et à l'ossature métallique qui la transmettent au parement en plaques de plâtre. Afin de limiter ces transmissions, il existe sur le marché des suspentes antivibratiles. On constate toutefois que le résultat optimum est obtenu par la pose d’ossatures longue portée (fixées de mur à mur) qui permettent de désolidariser le faux plafond créé du plancher du dessus. L'isolant est déroulé de la même manière sur les ossatures longue portée et les plaques sont vissées sur l'ossature.
Nota : contrairement aux idées reçues, le gain d'isolement est indépendant de la masse volumique de la laine minérale. Ce ne sont pas les laines minérales les plus denses qui offrent les meilleures performances acoustiques : à épaisseur égale et avec une masse volumique plus faible, une laine de verre donnera des performances acoustiques équivalentes à celle d'une laine de roche. L'absence d'infibrés, l'élasticité, la longueur de la fibre et l'homogénéité de la laine de verre permettent d'abaisser la fréquence de résonance de l'ouvrage en optimisant l'effet "masse-ressort-masse".
Pour aller + loin :
- créer un plafond sous plancher bois pour s'isoler du bruit
- créer un plafond sous plancher béton pour s'isoler du bruit
Lutter contre les bruits et notamment les bruits d'impact s'avère plus facile à prévoir dès la conception de la construction. Aussi, lors d'une rénovation, isoler la paroi "défaillante" aux bruits peut parfois ne pas suffire : le bruit du dessus peut aussi se transmettre par les parois verticales (transmissions indirectes ou latérales). Il est alors nécessaire de procéder aussi à l'isolation de ces murs afin d'obtenir un isolement suffisant. Mettre en œuvre le principe de "boîte dans la boîte" permet d’assurer une continuité de l’isolation favorisant l'affaiblissement acoustique. Ce principe permet de mettre toutes les chances de son coté afin de «canaliser le bruit » et de le «laisser» ainsi à l’extérieur. On comprend alors toute l'importance que revêt un diagnostic préalable aux travaux correctement établi qui permet d'éviter de multiples interventions sur le chantier pour apporter la solution suffisante au problème d'acoustique rencontré et ainsi d'effectuer les travaux appropriés en une seule intervention !
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