Le 16/02/2010
Inventée il y a plus de 70 ans, la laine de verre d’aujourd’hui n’est plus celle de nos aïeux. De plus en plus performante en termes d'isolation thermique, d’isolation acoustique mais aussi de comportement au feu et à l’humidité, la laine de verre a connu bien des évolutions qui ont fait l'objet de multiples brevets. Petit tour d’horizon des principales innovations du moment.
Les nouvelles laines de verre présentent des conductivités thermiques de plus en plus performantes. Elles présentent des lambdas allant jusqu'à 30mW/(m.K) qui permettent de gagner jusqu'à 25% de performance à épaisseur égale par rapport aux laines classiques (performances certifiées par la certification volontaire ACERMI). Elles s'intègrent donc parfaitement dans les maisons basse consommation (BBC).
Les nouvelles laines de verre sont également plus écologiques du point de vue des ressources utilisées comme le sable, matière naturellement abondante et rapidement renouvelée. Bien que cette ressource soit considérée comme inépuisable, les process de fabrication aujourd'hui mis en œuvre utilisent de plus en plus de verre recyclé pour la production de la laine. Les nouvelles laines de verre contiennent ainsi de 50 à 95% de verre recyclé selon les fabricants.
Régulièrement incriminée pour l’énergie nécessaire à sa fabrication, la laine de verre présente un bilan écologique sur l'ensemble de son cycle de vie à faire pâlir d’autres matériaux isolants. La question de l’énergie grise est en effet un faux débat car il convient, pour tout isolant, d’analyser l’ensemble de son cycle de vie depuis les semences, collecte ou extraction des matières premières, jusqu’à sa fin de vie dans le bâtiment. Ainsi l’énergie nécessaire pour produire une laine de verre est déjà rentabilisée après un mois d’utilisation dans les bâtiments. Sur une période de 50 ans d'exploitation dans un bâtiment, elle est jusqu'à 200 fois compensée par les économies d'énergie réalisées par sa mise en œuvre pour l’isolation thermique de ce bâtiment.
Du plus, la laine de verre présente un faible impact environnemental au niveau de l’étape transport. Grâce à des usines généralement situées en France et à la compression possible de la laine de verre, l’impact transport d’une laine comprimée pour 100 km parcourus est le même que celui d’un isolant non compressible pour 10 km.
Au total, les nouvelles laines de verre peuvent se prévaloir d’un des plus faibles impacts environnementaux parmi les isolants existants. Bilan environnemental que certains fabricants garantissent par une Analyse de Cycle de Vie (ACV) et par une Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDE&S) pour chaque isolant proposé dans leur gamme.
La laine de verre a longtemps eu la réputation d’être irritante au contact. Ces irritations, qui ne sont que mécaniques, sont passagères et superficielles et disparaissent après rinçage à l’eau. Les industriels n'ont de cesse de faire évoluer leurs process de fabrication afin de réduire cet inconvénient et de rendre la laine plus douce au contact. En complément, ils proposent également des améliorations comme le revêtement kraft ou le voile de confort de pose qui rendent la pose plus agréable.
Du progrès également du côté des poussières : de nouveaux procédés de fibrage du verre permettent de réduire la présence de fibres dans l'air. De plus, ces fibres ont une faible biopersistance, ce qui signifie qu'elles sont très rapidement dégradées dans l'organisme et éliminées. Cette biopersistance est évaluée par l'EUCEB (European Certification Board for Mineral Wool) qui délivre la certification de non cancérogénicité des produits (www.euceb.org).
Pour garantir la qualité de l'air intérieur et notamment prévenir les émissions de COV (composés organiques volatiles) dans l'habitat, les industriels poursuivent leurs recherches afin d'améliorer leurs laines et utilisent désormais de nouveaux liants, organiques et végétaux, qui permettent de respecter les recommandations de l'AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) qui sont parmi les plus strictes au Monde en la matière.
Les industriels peuvent faire certifier que leurs produits préservent la qualité de l'air intérieur par plusieurs labels de laboratoires indépendants dont
Les résultats des mesures réalisées par ces organismes permettent d'attester de la conformité au protocole de mesure AFSSET selon la norme ISO 16 000.
En matière d’isolation écologique, le consommateur dispose donc aujourd’hui d’un large panel de produits isolants pour répondre aux objectifs de performance, de faible impact environnemental et de non toxicité. A lui d’être vigilant sur les preuves de ces caractéristiques.
En savoir plus : Comparer les isolants selon leur ACV