Le 20/6/2008
Bruyante, peu confortable, fortement consommatrice d’électricité et parfois de performance médiocre, elle est accusée de tous les maux alors que le recours à une architecture prenant en compte la stratégie thermique du bâtiment pourrait l’éviter.
Lumière naturelle, modernité des baies vitrées ou charme des verrières d’anciens ateliers sont autant de raisons qui font agrandir nos fenêtres là où nos sages anciens redoutaient le froid, l’hiver et le chaud, l’été.
Les progrès réalisés en matière de vitrages techniques permettent de mieux contrôler le rayonnement du soleil sans nuire à la transmission lumineuse. Ils ont efficacement accompagné les évolutions architecturales. Mais en période de canicule, lorsque les bâtiments ne sont pas isolés, mal ventilés et que les façades ne sont pas protégées, ces nouveaux double-vitrages ne suffisent pas et la climatisation reste une solution technologique, notamment dans les bâtiments tertiaires et de plus en plus chez les particuliers. Le marché de la climatisation et du chauffage réversible poursuit son essor, avec des ventes qui ont presque doublé en 4 ans (Source: Batiactu.com). Or l’usage de la climatisation entraîne une consommation supplémentaire d’énergie à une période où justement on devrait la limiter au maximum. Pourtant des solutions existent : les règles et principes de réduction des besoins en énergie qui sont utilisées dans les projets de « maison passive » ou maison basse consommation commencent à faire parler d’elles.
L’implantation et l’orientation de la maison et des différentes pièces doivent être étudiées de manière à récupérer au maximum les apports solaires en hiver et à réduire ces mêmes apports en été, notamment les rayonnements directs du soleil.
Si vous ne pouvez plus intervenir sur l’architecture de votre maison (l’orientation de la maison, la taille et l’emplacement des fenêtres, la circulation de l’air), il n’est peut être pas trop tard pour entreprendre certains travaux.
Isolez les combles en prévoyant une résistance thermique (R) minimale de 6 m²K/W et sachez que des systèmes d’isolation permettent de s’adapter aux différentes configurations de charpente pour ne pas pénaliser le volume intérieur.
Cette résistance thermique doit être de 8 m²K/W ou plus si on a la possibilité d’isoler en plancher de comble perdu. C’est bien au-delà des exigences minimales règlementaires en bâtiment neuf, mais vous améliorez significativement le confort d’été, l’isolation thermique d’hiver et vous réduisez votre facture de consommation d’énergie ! De plus, vous ne faites que devancer les évolutions à venir, suites du Grenelle de l’environnement.
Au niveau du choix du matériau isolant, ne vous trompez pas de critère. Sachez que la notion de densité en ce qui concerne l’isolant n’a que peu d’impact pour le confort d’été. C’est la masse totale des parois (murs, toiture, charpente, plancher…) qui a une influence. C’est d’ailleurs pour cette raison que les maisons anciennes aux murs épais et aux petites ouvertures restent plus fraîches en été. Soyez donc plutôt vigilants sur la résistance thermique (R) proposée par votre artisan. Vous pouvez la vérifier sur les emballages des produits.
Côté fenêtres, changez les vitres orientées au sud par un double vitrage 4/16/4 à contrôle solaire et ajoutez surtout des occultations extérieures (stores, volets).
Si enfin vous n’avez pas l’occasion d’effectuer quelques travaux, suivez ces conseils lors des grosses chaleurs !
Plus vous suivrez ces conseils de choix ou d’usage, plus longtemps votre maison restera fraîche !