Choix des niveaux de performance de l’isolation
Les systèmes d’isolation doivent être choisis avec attention car ils sont insérés au gros œuvre et au second œuvre pour toute la durée de vie du bâtiment.
Prévoir le budget permettant une réelle optimisation énergétique du bâtiment
Le coût des isolants ne représente que 9 % du coût global des travaux. Choisir des isolants plus performants ne représente qu’un très faible surcoût au regard du coût de la mise en œuvre, qui représente à lui seul jusqu’à 60 % du coût global des travaux.
Aussi, mieux vaut opter pour des isolants très performants qui permettront d’économiser davantage sur les dépenses énergétiques du logement et qui, de plus, anticiperont les exigences futures de la réglementation thermique dans l’existant. Une maison bien isolée est également un investissement rentable à la revente.
Étudier les ponts thermiques
Tout système constructif (maison maçonnée, à ossature bois ou métallique, maçonnerie isolante, système d’isolation par l’extérieur, système d’isolation par l’intérieur …) présente des ponts thermiques . Ils ne sont pas les mêmes selon le système et il existe toujours une solution adaptée pour leur traitement.
La solution doit être :
- définie par le concepteur,
- proposée par les fabricants,
- mise en œuvre par l’entreprise.
Chaque pont thermique ne peut pas toujours être traité idéalement et efficacement dans les bâtiments existants car il n’est pas possible d’intervenir sur la structure ou sur la façade ou sur les liaisons planchers/murs…. Pour autant, il existe des systèmes d’isolation qui répondent à tous les cas de figures et qui permettent d’offrir une bonne performance thermique finale.
Sur la question des ponts thermiques, il n’y a pas de principe constructif ou de système d’isolation universel, qu’il soit par l’intérieur ou par l’extérieur :
- c’est bien au cas par cas et après avoir évalué les possibilités de rénovation thermique du bâtiment avec un bureau d’études et/ou avec un architecte que l’on doit prendre une décision.
- on peut aussi, dans la plupart des bâtiments, traiter certaines parois par l’extérieur et d’autres par l’intérieur.
- de même, les techniques d’isolation par l’extérieur pouvant être différentes, elles sont plus ou moins adaptées selon que les façades sont fortement sollicitées par les intempéries et les écarts de température sur le cycle jour/nuit (chocs thermiques). On peut choisir entre isolation sous bardage ou vêture et isolation sous enduit.
Fixer les résistances thermiques à atteindre sur chaque type de paroi à isoler
Au-delà des exigences de la Réglementation Thermique par éléments régissant les niveaux de performances minimales à mettre en œuvre en cas de travaux (obligatoire depuis novembre 2007), on retiendra qu’en rénovation, les résistances thermiques des parois et donc des produits d’isolation doivent être très fortement augmentées pour un confort optimal. On visera ainsi, lorsque cela est possible (architecture le permettant, compromis surface consacrée à l’isolation/surface habitable…), des résistances thermiques de l’ordre de :
- 6 à 8 m2K/W pour les toits et combles,
- 5 m2K/W pour les murs et façades et,
- 4 m2K/W en sol.
