Où isoler ?

Pour obtenir une maison thermiquement homogène et réduire correctement les déperditions, apporter le confort en hiver comme en été, toutes les parois (toit, mur, combles) doivent impérativement être isolées.

Toutes les parois et la toiture en particulier doivent être isolées

Le niveau d’isolation devra être très fort en toiture. Qu’il s’agisse de l’hiver ou de l’été, la forte résistance thermique des combles est primordiale.
En hiver, les déperditions sont maximales au niveau de l’ensemble des parois opaques et vitrées et des liaisons structurelles. Si la ventilation n’est pas contrôlée, elle viendra augmenter les déperditions.
En été, l’ensoleillement direct des parois comme les toits, particulièrement exposés, peut surchauffer l’ambiance intérieure. Il en est de même pour les parois vitrées qui doivent être équipées de stores extérieurs, occultations, volets, casquettes… pour éviter tout ensoleillement direct de la maison.

Le cas particulier des maisons anciennes

Les murs très anciens peuvent être épais (1m environ). Mais malgré l’épaisseur ils ne peuvent pas apporter une isolation thermique et un confort suffisants ni réduire correctement les consommations d’énergie. Ils doivent donc être isolés. Cela est d’autant plus vrai pour les bâtiments d’après 1945 dont les murs en béton ne sont pas épais.

A savoir

Pour obtenir le niveau de performance demandé a minima par la réglementation actuelle, il faudrait des murs de :

  • 10,5 mètres d’épaisseur en granit,
  • 4,2 mètres d’épaisseur en béton

et seulement 12 cm d’isolant (lambda λ =40) pour assurer une résistance thermique R=3.

Il faut savoir que dans une maison non isolée, la chaleur s'échappe en moyenne de:

Déperditions d'une maison non isolée

Dans une maison correctement isolée…

Dans une maison correctement isolée, les transferts de chaleur sont réduits sur l’ensemble des parois en hiver comme en été. La ventilation mécanique contrôlée (VMC) optimise le renouvellement d’air pour le moins de déperditions possible.

Selon l’orientation, la taille des baies, le mode de vie des occupants, les apports gratuits d’énergie peuvent représenter jusqu’à 20 % des consommations d’énergie et réduisent d’autant la facture de chauffage.